On fait le point : Comment bien jardiner sans pesticides !

La venue du printemps est souvent l’occasion pour chacun de recommencer à jardiner, alors comment faire pour lutter contre les indésirables du jardin sans polluer ? On vous fait le point sur les bonnes pratiques à adopter !

Pourquoi jardiner sans pesticides ?

  • Parce que les pesticides pollues l’eau : En 2007, 91 % des rivières et 59 % des nappes phréatiques françaises étaient contaminées par les pesticides1.
    Les herbicides représentent la majorité de ces détections.En 2010, 80 % des échantillons suivis en eaux superficielles ont révélé la présence d’une substance active phytosanitaire. 115 molécules différentes ont été identifiées dans nos cours d’eaux régionaux. Parmi les 10 molécules les plus fréquemment mesurées, 9 sont des herbicides. Certaines ressources utilisées pour l’alimentation en eau potable montrent une contamination qui dépasse la norme de potabilité (fixée sur les eaux brutes à 0,1 μg/l par matière active et à 0.5 μg/l pour la somme des matières actives), elles doivent donc subir un traitement de potabilisation.
  • Parce que les pesticides pollues l’air : 25 à 75 % des quantités de pesticides épandues sont emportées par le vent. D’après une étude réalisée à Rennes en 1995, 60 % des analyses de l’eau de pluie dépassaient le seuil autorisé.
  • Parce que les pesticides se retrouvent dans votre assiette ! Les pesticides utilisés pour traiter un potager se retrouvent bien souvent dans les assiettes.
    Ce sont des dizaines de résidus de pesticides différents que chacun peut ingérer régulièrement. Les pesticides peuvent entraîner des intoxications aiguës des utilisateurs et des personnes
    fortement exposées. Elles se traduisent principalement par des affections dermatologiques et respiratoires (irritations, brûlures, difficultés à respirer), des problèmes digestifs (vomissements, maux de ventre) et neuromusculaires (maux de tête, troubles de la vue, vertiges).

En bref en adoptant les bons gestes vous veillerez à la protection de votre santé et de l’environnement.

Comment dois-je m’y prendre ?

Étape 1 : Brisez le cercle vicieux : L’éradication par les pesticides des ravageurs et herbes indésirables comme des animaux et plantes utiles laisse place à un
vide biologique propice aux pullulations. Celles-ci appellent en retour l’utilisation de quantités encore plus importantes de produits toxiques contre des ravageurs qui deviennent de plus en plus résistants. On essaiera au contraire d’orienter la nature en favorisant les plantes, les animaux, les micro-organismes qui ne nous « gênent pas » ou qui même se révèlent souvent très utiles.

Étape 2 : Favoriser la venue des animaux dit « utiles » : Les auxiliaires sont les animaux dits « utiles » qui jouent un rôle primordial dans un jardin sans pesticides. On en distingue trois sortes :
les prédateurs et parasitoïdes, qui se nourrissent des ravageurs. (coccinelles, Les ichneumons)
les pollinisateurs, qui sont indispensables à la reproduction des plantes.  Ils butinent et pollinisent les fleurs à la recherche de nectar et de pollen dont ils se
nourrissent. (abeilles, guêpes, bourdons, papillons)
les décomposeurs et les microorganismes du sol, qui jouent un rôle essentiel dans la fertilité du sol, en transformant la matière organique en humus et en minéraux utilisables par les plantes. (pince-oreille, verres de terre).
comment faire ? : Laisser des coins de jardin en friche (toute l’année) : plusieurs mètres carrés disséminés permettent d’héberger de nombreuses espèces d’insectes.
• Préserver des friches, bandes fleuries et enherbées, comme abris et sources d’alimentation de certains adultes ou comme réserves de proies alternatives pour les prédateurs.
• Préserver ou créer des boisements (haies et bosquets) avec des plantes indigènes (originaires de la région), diversifiées, comme sources de pollen et de nectar pour les auxiliaires adultes.
• Préserver ou créer des mares et points d’eau pour que les animaux puissent boire…. (Attention à la prolifération des moustiques tout de même )
• Créer des abris et refuges en laissant des tas de bois mort, des arbres morts, des tas de feuilles, de pierres, des tuiles…. Installer des nichoirs.
• Dans son jardin potager : pratiquer des plantations mixtes et la rotation de cultures, éviter les grandes surfaces de même espèce et associer les cultures (défense, stimulation réciproque).

Étape 3 : Arrosez de façon raisonné : L’arrosage le plus simple et le plus naturel est évidemment réalisé avec l’eau de pluie que l’on peut récupérer des toitures.Pour satisfaire les besoins en eau restants, l’arrosage est quasiment un passage obligé au jardin potager. On peut arroser « au tuyau » au pied des plants associé à la technique des rigoles pour canaliser l’eau sur la ligne de
plantation, ou optez pour La micro-irrigation consomme à rendement équivalent deux fois moins d’eau que l’aspersion : moins d’évaporation, pas de ruissellement, peu de consommations
parasites par les mauvaises herbes, l’eau peut s’écouler discrètement par des goutteurs, minuscules robinets le long d’un tuyau d’alimentation en plastique (c’est le
goutte-à-goutte).

Etape 4 : Choisissez le bon angrais : Le rôle essentiel des matières organiques. Au jardin naturel, on évitera l’utilisation d’engrais minéraux de synthèse, et en
particulier des engrais azotés dont les nitrates, rapidement lessivés par les pluies, polluent les cours d’eau et les nappes phréatiques. On privilégiera les engrais minéraux naturels phosphatés et potassiques et les engrais organiques en petites quantités.

Pour approfondir vous trouverez en pièce jointe le petit guide des bonnes pratiques du jardin !

 

 

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